Vermifuge et boule de crist…crottin !

Ça y est, les premières gelées arrivent, la pleine lune aussi, on vermifuge dans les campagnes (si ce n’est déjà fait).
La parasitologie est une science complexe que peu maîtrisent. On tente de faire « au mieux » comme tout propriétaire d’équidés.

Face aux vers plusieurs options :
– la position de l’autruche : tant que Loulou ne décolle pas niveau poids et que le poil n’est pas terne, je ne fais rien.
– la position du mi-chèvre mi-chou : je fais un vermifuge duo chimique par an et un naturel pour me donner meilleure conscience.
– la position du warm-killer qui au moins 4 fois par an vermifuge chimiquement son cheval, ivermectine ou pas, après moi l’écocide.

Il n’y a pas de vérité car chaque cheval est différent. Il peut être gros excréteur ou pas. Peut supporter une charge vermineuse plus ou moins grande, il est plus ou moins vieux, en forme… Néanmoins balancer dans la nature toutes ces molécules n’est anodin ni pour votre cheval ni pour la faune et la flore (et ce avec du naturel ou chimique, parce que oui le naturel aussi a un impact cf. Vidéo).

Une solution se profile alors : devenir une madame Irma du crottin grâce aux coproscopies. La « copro » c’est malheureusement un peu comme une cartomancienne : ça ne donne qu’une idée globale, c’est imprécis.
Tu sais ce qu’il y a à un instant T dans le crottin mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas autre chose dans le corps de ton animal (vers enkysté, ténia peu détectable…).
Je trouve ça déjà pas mal, ça donne un ordre de grandeur et SURTOUT ça permet de ne pas vermifuger un cheval qui n’en a pas besoin.

[Petite expérience personnelle :
Je viens de tester un vermifuge naturel après avoir fait une copro. Je viens de refaire une copro derrière pour vérifier « l’efficacité » du produit (ah ah si c’était si simple…).
Et bien mes poneys ne réagissent pas du tout de la même manière : la ponette a eu une baisse de 82% d’oeufs par gramme, le poney une baisse de 15%.
Il y a tellement de facteurs possibles que ce serait hasardeux d’expliquer pourquoi une telle différence.
Néanmoins une chose est à noter. Au printemps dernier après une copro il apparaissait que seul le poney devait être vermifugé et j’avais utilisé ce même vermifuge naturel. Il est donc probable que la résistance des parasites chez lui se soit mise en place.]

Et c’est là ma conclusion. Quel que soit le vermifuge choisi, naturel ou chimique, changeons régulièrement de molécules pour éviter la résistance des parasites.
Si vous choisissez un vermicide chimique, choisissez le moins pire pour l’environnement. Les poissons, vers de terre, oiseaux, vous remercieront.
Si vous choisissez un vermifuge naturel, changez de marque régulièrement (là aux poissons et oiseaux s’ajouteront le foie de votre cheval et votre praticien Shiatsu).

Pour aller plus loin, une vidéo bien faite de Techniques d’élevage sur la résistance des parasites.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *